Mangrove

La mangrove est omniprésente en Nouvelle-Calédonie. Elle est particulièrement développée sur la côte ouest (79% du littoral) en fond de baie et estuaires alors qu’elle n’occupe que 14% du littoral est. Elle couvre une superficie d’environ 200 km², ce qui représente 1,2% de la superficie globale de l’île. Elles sont présentes à titre anecdotique dans quelques fonds de baies de l’île des Pins et des Bélep.

Mangrove La Calédonie possède 23 espèces végétales de palétuviers et espèces associées qui se répartissent en fonction de la salinité. Les plus communes sont les Rhizophora, palétuviers à racines échasses colonisant la frange externe, le palétuvier rouge Bruguiera gymnorrhiza vivant plutôt sur les vases consolidées et le palétuvier gris Avicennia officinalis préférant les substrats plus caillouteux.

Les mangroves de Nouvelle-Calédonie forment des ensembles denses mais assez bas, les plus grands arbres ne dépassant guère 10 m de hauteur. Les peuplements différent entre les côtes est et ouest.

La faune associée n’est pas très diversifiée mais représente une part importante des ressources vivrières des populations côtières. Ce sont principalement les crabes (crabe de palétuvier Scylla serrata), quelques coquillages tels que les grisettes (Gafrarium tumidum) et la palourde (Anadara scapha) et les muges, poissons recherchés par les pêcheurs.

Du point de vue du fonctionnement écosystèmique, la mangrove est un site de production de matière organique et de transformation de celle-ci. A chaque marée descendante, la mangrove enrichit en sel minéraux nutritifs les eaux du lagon. Elle joue également un rôle tampon entre les milieux marin et terrestre en protégeant le littoral des agressions marines et terrestres, en limitant l’érosion grâce aux systèmes racinaires particuliers et en piégeant une grande partie des particules véhiculées par les eaux pluviales et des polluants. C’est enfin un site de ponte et un lieu privilégié de développement pour certains juvéniles de poissons et crustacés.