Les zones "tampon"

La délimitation des zones « tampon » repose sur divers critères physiques, biologiques, géométriques, juridiques et visuels tels que :

  • l’isobathe entre 100 et 1 000 m pour les tombants récifaux,
  • les bassins versants côté terrestre et les écosystèmes qui s’y trouvent et qui présentent un intérêt majeur en terme de conservation,
  • la distance à la côte,
  • la prise en compte, en zone « tampon », des bassins versants associés aux zones « tampon » marines,
  • la possible matérialisation visuelle des limites des zones « tampon » par le public.

Les zones « tampon » terrestres contribuent non seulement à renforcer le maintien du bon état de conservation du bien mais accueillent également des écosystèmes sensibles et d’un grand intérêt biologique et écologique. Certains bénéficient déjà de mesures de protection qui seront renforcées par les plans de gestion, actuellement en cours d’élaboration. Ces milieux sensibles sont particulièrement nombreux au sein de la zone « tampon » terrestre de la Zone Côtière Ouest.
 
Il s’agit surtout :

  • des forêts sèches de Gouaro-Deva. Ces forêts sèches s’étendent sur près de 1 000 ha et présentent à ce titre un intérêt patrimonial très élevé. Avec un taux d’endémisme de 57% et 60 espèces qui ne vivent qu’en forêt sèche, les formations sclérophylles sont un patrimoine naturel précieux tant pour la Nouvelle-Calédonie que pour le reste du monde car il s’agit d’un écosystème à la fois riche et menacé, directement ou indirectement, par l’homme. Pour en assurer la conservation durable, les pouvoirs publics, nationaux et néo-calédoniens, les institutions de recherche et les grandes organisations écologiques ont regroupé leurs compétences et leurs moyens en créant il y a trois ans le « Programme Forêt Sèche ». Ce programme pluridisciplinaire apporte son expérience, son éclairage et son appui à une meilleure prise en compte des formations sclérophylles dans le développement économique, l’aménagement foncier et la gestion des ressources naturelles de la Nouvelle-Calédonie.
  • des zones humides des marais de Temrock, Déva et Fournier (formations marécageuses assez denses). La zone « tampon » terrestre de la Zone Côtière Nord et Est se distingue notamment par une vaste forêt tropicale humide d’une superficie de 20 000 ha environ et possédant un taux d’endémisme élevé de près de 68%. La « réserve spéciale botanique du Mont Panié », contribue, par son statut juridique à protéger cet écosystème. Cette réserve couvre 5 000 ha de forêt tropicale humide à partir de 400 m d’altitude, autour d’un sommet de 1 629 m, point culminant de Nouvelle-Calédonie. Elle contient la plus large gamme altitudinale de formations forestières du pays et constitue la partie la plus méridionale du massif forestier de la chaîne du Panié, d’une superficie totale de 35 000 ha.
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