Présentation

Située à l’est de l’Australie entre 18° et 23°S et 164° et 167° E, la Nouvelle Calédonie présente une superficie de 18 500 km². Sa Zone Économique Exclusive a été évaluée à 1,4 millions de km². Parmi les terres émergées, on peut distinguer 3 grands ensembles : la Grande Terre, les Iles Loyauté et dépendances et Îes Chesterfield.

 



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 Source : Andrefouët S., Chagnaud N., Chauvin C., Kranenburg CJ. Atlas des récifs coralliens de France Outre-Mer, Centre IRD de Nouméa, Décembre 2008, 153 pages

 
 

La Grande Terre

La Grande Terre s’étire sur près de 500 km pour une largeur moyenne de 50 km. Elle est entourée d’un espace lagonaire qui s’étend sur près de 800 km Nord-Sud. Il est possible d’y distinguer 4 grands sous-ensembles :

  • Le Lagon Sud, qui s’étend de l’île des Pins jusqu’à Bourail sur la côte Ouest. Cette zone se caractérise par un lagon qui devient de plus en plus large vers le Sud (de 1 mille à Bourail à 30 milles à l’extrémité sud) et profond (moins de 10 m à Bourail, plus de 80 m dans le Sud). Ce lagon couvre environ 5000 km². Il est délimité par un récif barrière bien formé, des passes relativement nombreuses et des îlots coralliens et récifs intra-lagonaires dont le nombre va croissant vers le sud.
  • Le Lagon Ouest qui s’étend de Bourail jusqu’au nord de Koumac. Ce lagon est assez étroit (moins de 10 milles) et peu profond (moins de 15 m). Le récif barrière est souvent large et adossé à des zones sédimentaires peu profondes. Les îlots coralliens sont peu nombreux et de petite taille. La limite vers le Nord n’est pas marquée, le passage étant progressif vers le Lagon Nord.
  • Le Lagon Nord s’étend des environs de Koumac jusqu’au « Grand Passage » vers le Nord et jusqu’à l’île de Balabio vers l’est. Sa profondeur va en augmentant vers le Nord pour atteindre plus de 60 m. Les fonds meubles dominent, avec des apports terrigènes importants provenant du Diahot. Il y a très peu de récifs intra-lagonaires. Les îles (Belep) et îlots ne sont pas de nature corallienne ; leur taille est supérieure aux îlots des autres lagons. La barrière récifale est pratiquement continue, les passes étant peu nombreuses. La largeur du récif barrière est beaucoup plus grande à l’est qu’à l’ouest et aboutit à un immense récif réticulé au nord de Balabio, zone qui constitue une des zones les moins accessibles de Nouvelle Calédonie.
  • Le Lagon Est s’étend de Balabio jusqu’à la passe de la Sarcelle au sud de la Grande Terre. Ce lagon se caractérise par un récif barrière irrégulier, parfois immergé, et même par endroit par l’existence de deux récifs barrière consécutifs. Les fonds sont en général importants (plus de 30 m) et de relief plus tourmenté que dans les autres lagons. Les apports terrigènes y sont importants. Les passes sont nombreuses mais souvent mal définies. Les îlots sont de nature corallienne et de dimension comparable à ceux du Lagon Sud.

Au nord de la Grande Terre, au delà du « Grand Passage » existe des récifs à structure d’atoll : les Surprises et Huon. Ces pseudo-atolls sont peu profonds et entourés d’un récif barrière bien défini. Chacun de ces récifs comporte des petits îlots.

Les Iles Loyauté et Dépendances

Les îles Loyauté se scindent en 2 groupes : les îles surélevées (Lifou, Maré et Tiga) et les atolls ou pseudo-atolls (Ouvéa, Beautemps-Beaupré, récifs de la Gazelle et de l’Astrolabe) :

  • Les îles surélevées sont de grands plateaux calcaires d’origine corallienne, entourés par un récif frangeant en général très étroit à l’exception de quelques petites baies. Il n’existe aucun récif barrière autour de ces îles. Les rivières étant absentes de ces îles, les apports terrigènes restent faibles.
  • Les atolls sont de taille et nature diverse : Ouvéa est un atoll basculé d’assez grande taille (900 km²) entouré d’un récif barrière et d’une ceinture d’îlots, les Pléiades, sur deux tiers de son périmètre, le dernier tiers étant constitué par l’île principale de nature corallienne. Les autres atolls sont de taille nettement plus réduite, seul Beautemps-Beaupré étant bien fermé et possédant un îlot.

D’autres formations récifales existent au sud et à l’est des Loyauté, en particulier le récif Durand, les récifs frangeants des îles Walpole, Mathew et Hunter, ces deux derniers faisant partie de l’arc des Nouvelles Hébrides et étant donc d’une nature géologique différente.

Les Chesterfields

Les Chesterfields sont un chapelet d’îlots bordant un immense plateau d’origine corallienne qui se scinde en deux grandes zones : Chesterfield et Bellona. Ce plateau est bordé sur une grande partie de sa façade ouest par un récif barrière, alors qu’à l’est ce récif barrière n’est continue que pour le sud de Bellona. Les plateaux des Chesterfields et Bellona sont parsemés de pinacles d’origine corallienne de taille parfois très importante, puisque certains font plus de 60 m de hauteur, cependant aucun ne dépasse la surface. L’ensemble de ces récifs sont à mi-distance entre la Grande Terre et l’Australie et de ce fait sont peu fréquentés.

Consultation de l’Atlas des Récifs Coralliens de Nouvelle-Calédonie, cliquez ici ...
Réalisation : IRD 2004 - S. Andrefouet
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