OBJECTIF 1

Appuyer l’action des membres du comité local en vue d’assurer la mise en œuvre de la gestion des lagons et récifs de Nouvelle-Calédonie.

Dans le prolongement de l’appui apporté par l’IFRECOR dans le cadre du montage du dossier d’inscription des lagons et récifs de Nouvelle-Calédonie au Patrimoine mondial de l’UNESCO au cours de la phase 2006-2010, le plan d’actions 2011-2015 poursuivra cet accompagnement des provinces, du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et du GIP « Conservatoire des Espaces Naturels de Nouvelle-Calédonie » dans leurs démarches de mise en place des comités de gestion participative, de mise en œuvre des plans de gestion des sites et du suivi du maintien de l’intégrité du Bien en Série. Le Comité Local apportera également son appui à la mise en place, à la gestion et à l’évaluation d’un réseau cohérent d’Aires Marines Protégées (AMP) adapté aux enjeux de conservation et de développement durable des usages maritimes dans les eaux territoriales et l’espace maritime de la Nouvelle-Calédonie. Cette démarche s’appuiera sur les conclusions de l’analyse éco-régionale menée au cours de la phase précédente et sur les résultats de l’analyse stratégique « mer de Corail » qui sera initiée dans le cadre de la présente période.

La mise en œuvre d’actions spécifiques dans le cadre du Thème d’Intérêt Transversal (TIT) AMP pourra venir enrichir cet objectif n°1 du plan d’actions local.

 

Suivi par vidéo sous-marine de la biodiversité des récifs coralliens des aires marines protégées et des zones du lagon de Nouvelle-Calédonie inscrites au Patrimoine Mondial de l’UNESCO (2012). En cours...

  • Le projet consiste à mettre en œuvre dans des aires marines protégées ou zones du lagon inscrites au Patrimoine Mondial, la technique des suivis par vidéo sous-marine développée depuis 2007, et à transférer à échéance de 2013, une méthodologie et une stratégie de suivi temporel qui soient opérationnelles pour le suivi de la biodiversité.

Réalisation d’un inventaire des oiseaux marins et côtiers des îles Loyauté (2011). En cours...

  • La connaissance sur les oiseaux terrestres des îles Loyauté est à ce jour bien avancée, cependant le manque de données concernant les oiseaux marins et des zones humides est important. Le but de ce projet est de réaliser un inventaire détaillé des oiseaux marins et côtiers fréquentant les côtes et les eaux des îles Loyauté. Cela concerne les oiseaux nicheurs (pour la plupart rassemblés en colonies) et les oiseaux migrateurs de passage ou en « résidence saisonnière ». Ceux sont donc les oiseaux marins pélagiques comme les puffins, pétrels, frégates et fous par exemple mais aussi les oiseaux côtiers ou des marais comme l’aigrette des récifs, les pluviers, les canards, etc.

Réalisation de fiches habitat (2011).

  • Les divers travaux IRD menés en Nouvelle-Calédonie dans une optique de cartographie des habitats ont mis en évidence environ 150 habitats récifaux-lagonaires, discriminés sur des critères de couverture benthique et d’architecture (et de taxonomie pour les herbiers). Ces habitats constituent une composante essentielle de la diversité récifale et lagonaire du territoire. Le projet fiches Habitat a pour objectif de créer un outil basé sur des clés visuelles permettant l’identification systématique et rapide in situ des différents habitats. Cet outil se présentera sous la forme d’une compilation d’environ 150 fiches illustrées caractérisant les habitats coralliens, les herbiers et les algueraies des récifs et lagons des 3 provinces de la Nouvelle-Calédonie.

Réalisation d’une étude sur les mécanismes d’autofinancement des Aires Marines Protégées en Nouvelle-Calédonie (2011). En cours...

  • Des Aires Marines Protégées (AMP) ont été créées en Nouvelle-Calédonie, certaines existent depuis plusieurs années ou dizaines d’années, d’autres ont vu le jour récemment. Les ressources destinées à leur fonctionnement sont actuellement essentiellement celles des institutions compétentes et gestionnaires. Dans un contexte dorénavant résolument tourné vers la gestion participative, ces AMP peuvent être dotées d’organes de gestion (comités de gestion) à qui peuvent être dévolue tout ou partie de la gestion. Ces organes de gestion doivent pouvoir se doter de budgets conséquents et pérennes permettant d’assurer leur fonctionnement courant, la mise en œuvre des plans de gestion et le suivi/évaluation des mesures de gestion, et ceci avec un certain degré d’indépendance financière vis-à-vis des provinces, ce qui n’est pas actuellement le cas.